« 2007-09 | Page d'accueil | 2007-11 »

26.10.2007

Ferroutage

Borloo promet de chasser les camions des autoroutes en 2010-2011
| 26.10.2007 | 10:16

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a assuré
que les camions effectuant de longs trajets seraient obligatoirement
chassés des autoroutes françaises en 2010 ou 2011 dans le cadre de la
mise en oeuvre des mesures imaginées lors du "Grenelle de l'environnement".

"C'est pour dans trois-quatre ans. Il n'y aura plus un camion sur les
autoroutes sur les longues distances", a-t-il dit sur RMC et BFM TV.
Cette mesure radicale serait selon lui possible grâce au développement
du "ferroutage", technique qui consiste à mettre les camions sur des trains.

"On met directement le camion sur un train, on construit des trains
spéciaux. Ce sera absolument obligatoire", a ajouté le ministre. La
mesure permet d'améliorer le confort des conducteurs, de réduire l'usure
des camions et d'améliorer la vitesse commerciale.

Cette réforme ne serait pas valable sur les distances moyennes, a-t-il
précisé, en parlant d'un budget de 800 millions d'euros pour acheter les
wagons.

24.10.2007

Une de Libé

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/287029....

 

Le grenelle c'est parti!

Deux croissants à vélo =)

M+M =)

19.10.2007

Agenda les Verts

 - samedi 24 et dimanche 25 novembre 2007, Conseil National Inter Régional des Verts (voir le projet de motion contre l'intervention américaine en Iran - présenté par la commission transnationale);

>  - vendredi 23 et samedi 24 novembre 2007 de 9h30 à 17h30 à Paris (Association de quartier Notre-Dame-des-Champs, 92 bis bd Montparnasse, 75014 Paris Métro : Montparnasse ou Vavin), la Coordination française pour la Décennie a le plaisir de vous inviter au 5e Forum "La non-violence à l'’école" sur le thème : " La formation des enseignants à la relation, à la gestion des conflits et à la médiation » ( http://www.decennie.org/documents/ForumNonViolenceEcole5Invitation.pdf ). Ce Forum permettra une mise en commun des expériences, des savoir-faire et des ressources existant en matière de formation des enseignants aux compétences psychosociales, dans les IUFM (Institut Universitaire de formation des maîtres) et les associations pédagogiques, en France et dans d'autres pays.

> - samedi 1er décembre, forum de la non-violence à Paris (université Pierre et Marie Curie). Le Parti Humaniste ne fait pas parti des organisateurs. Le forum a été initié par d’autres organisations du Mouvement Humaniste, notamment monde sans guerre et le centre d’études humanistes de Paris. forum : http://www.forumhumaniste.fr/ (sur la page d’accueil, il y a une vidéo d’invitation). 

- 20 octobre - manifestation pour la solidarité avec les inculpés de la solidarité et les sans papiers
14h45 départ de Belleville
En savoir plus
http://idf.lesverts.fr/article.php3?id_article=976

- 21 octobre - Grenelle alternatif et citoyen d'Ile-de-France
14h Bourse du travail à Saint-Denis  
En savoir plus
http://idf.lesverts.fr/spip_redirect.php3?id_article=977

-  22 octobre - Contre la criminalisation liée à la sexualité, au genre ou à l’appartenance à une minorité  
 Les Verts organisent une réunion publique
à 19h00, Salle Jean-Dame, 17, rue Léopold-Bellan
75002 Paris. M° Sentier
En savoir plus
http://idf.lesverts.fr/article.php3?id_article=969

- 23 octobre 2007 - "5 minutes de répit pour la planète"
"Quoi tu fasses le 23 octobre 2007 de 19H55 à 20H...fais-le dans le noir"
En savoir plus  
http://idf.lesverts.fr/article.php3?id_article=975

05.10.2007

La mort des abeilles met la planète en danger

SCIENCES : LES ENJEUX DE LA BIODIVERSITÉ La mort des abeilles met la planète en danger Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espèce humaine. ’est une incroyable épidémie, d’une violence et Cd’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propagerderuche enruchesur laplanète. Partie d’un élevage de Floride l’automnedernier, ellead’abordgagné laplupartdesEtatsaméricains,puis le Canada et l’Europe jusqu’à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant promptàoccuper leshabitatsabandonnés. En quelquesmois, entre 60%et 90%des abeilles sesont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40% des ruches sont portées manquantes. En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quartdescoloniesaétédéciméavec des pertes jusqu’à 80% dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, enAutriche, enPologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène “Marie-Céleste” », du nom du navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15%à 95%selon les cheptels. « Syndrome d’effondrement » Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d’effondrement » − ou « colony collapse disorder ». Ilsont de quoi être préoccupés : 80%des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. «Trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60millions d’année avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille àmiel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendentsontévaluéesà14milliards de dollars. Faut-il incriminerles pesticides ? Unnouveaumicrobe ?Lamultiplicationdesémissionsélectromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cumminsdel’universitéd’Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l’institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour

la lutte biologique, et certains pesticidesdugroupedesnéonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie

pour provoquer la destruction des abeilles ».Pouréviter lesépandages incontrôlables, les nouvelles générations

d’insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu’au pollenque lesabeilles rapportent à la ruche, qu’elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l’emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées

par le principal principe actif utilisé − l’imidaclopride (dédouané par l’Europe, mais largement contesté outre-AtlantiqueetenFrance, il est distribuéparBayer sous différentes marques :Gaucho,Merit,Admire,

Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) −, les butineuses deviendraient vulnérables à l’activité insecticide d’agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures. Butineuses apathiques Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d’essaims en cours d’effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes. Laplupartdutemps,ceschampignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l’image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d’Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours. C’est ce que vient de démontrer dansuneétudeconduitesur l’ADN de plusieurs abeilles l’équipe de recherche deMarianoHiges installée à Guadalajara, une province à l’estdeMadridréputéepour êtrele berceau del’industriedumiel espagnol. «Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu’au froid et infecte un essaim en deuxmois.Nous pensons que 50% de nos ruches sont contaminées. » Or l’Espagne, qui compte 2,3 millionsde ruches, est le foyerduquart des abeilles domestiques de l’Union européenne. L’effetde cascadene s’arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquementmodifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traitéledéclindes abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l’évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d’autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure.Iln’estpas seulàsonnerle tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignentles scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. » PAUL MOLGA 

 

Toutes les notes